Offres d’emploi dans le solaire : métiers, formations et salaires
Les offres d’emploi dans le solaire représentent aujourd’hui l’un des viviers de recrutement les plus dynamiques de l’industrie française. Pourtant, s’y retrouver parmi les postes disponibles – du technicien d’installation au chef de projet PV en passant par l’ingénieur d’études – demande une certaine méthode. Ce guide fait le point sur les principaux métiers du solaire, les formations qui y mènent et les niveaux de rémunération à anticiper. Pour les profils en transition, une formation en ingénierie des énergies renouvelables offre souvent le positionnement le plus direct.
Des métiers du solaire PV aux fonctions d’ingénieur : une filière en plein recrutement
Les techniciens et installateurs photovoltaïques
Le technicien photovoltaïque pose, câble et met en service les installations sur toiture ou au sol. Il intervient sous la direction d’un chef d’équipe, avec une maîtrise des normes électriques et des règles de raccordement Enedis indispensable pour valider les chantiers.
Les chefs de projet PV et responsables développement
Le poste de chef de projet PV figure parmi les plus demandés des recruteurs spécialisés. Il couvre l’ensemble du cycle d’une installation : prospection foncière, dépôt des permis de construire, coordination des bureaux d’études et suivi de chantier jusqu’à la réception.
Le responsable développement solaire intervient plus en amont – il identifie les terrains ou toitures adaptés, négocie les baux et constitue les dossiers de financement. Dans les structures de taille moyenne, ces deux rôles se confondent souvent au sein d’un même poste, ce qui en fait un profil polyvalent très prisé.
Le recrutement en énergies renouvelables face à une pénurie de profils qualifiés
La demande des recruteurs dépasse l’offre de candidats qualifiés depuis plusieurs années, une réalité amplifiée par le volume des appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Bureaux d’études, développeurs indépendants et producteurs intégrés ont multiplié leurs ouvertures de postes simultanément, créant une concurrence vive sur les profils intermédiaires.
Pour les candidats issus du métier d’ingénieur en environnement, cette tension se traduit par des délais de recrutement raccourcis et des packages revus à la hausse. Pour parcourir les Offres d’emploi dans le solaire publiées par des recruteurs spécialisés, les plateformes sectorielles restent bien plus ciblées que les sites généralistes.
Le recrutement en énergies renouvelables s’organise majoritairement via des circuits spécialisés – cabinets positionnés sur la transition énergétique, plateformes dédiées au secteur, réseaux professionnels actifs. Beaucoup de postes circulent avant d’être publiés officiellement : les candidats déjà connectés aux acteurs de la filière en ont vent en premier, ce qui rend la veille active indispensable.

Les formations qui ouvrent les portes de l’emploi dans le solaire
Intégrer le secteur sans parcours spécialisé reste possible pour les postes de terrain – plusieurs entreprises forment leurs techniciens en interne. L’accès aux fonctions d’ingénieur ou de chef de projet exige en revanche une base solide. Consulter les compétences des ingénieurs en énergie les plus valorisées par les recruteurs aide à calibrer son profil avant de postuler.
Les diplômes d’État et cursus d’ingénieur
Le BTS Électrotechnique ou une licence professionnelle en génie électrique constituent les niveaux d’entrée les plus accessibles pour les postes techniques. Pour les fonctions de cadre – ingénieur solaire, responsable technique d’exploitation -, une école d’ingénieurs avec spécialisation en systèmes électriques ou en énergie reste la formation la plus reconnue des recruteurs du secteur.
Les certifications professionnelles et formations continues
Pour les personnes en reconversion, des certifications courtes ciblent des compétences précises : dimensionnement de systèmes photovoltaïques, gestion du raccordement au réseau, maîtrise des logiciels de simulation comme PVsyst ou SolarEdge Designer. Certains parcours sont éligibles au CPF, avec des durées allant de quelques jours à plusieurs semaines selon le niveau visé.
| Formation | Durée | Niveau requis | Type d’accès |
|---|---|---|---|
| BTS Électrotechnique | 2 ans | Bac | Initiale / alternance |
| Licence pro Énergie renouvelable | 1 an | Bac+2 | Initiale / continue |
| École d’ingénieurs (spé. énergie) | 3 ans | Bac+2 | Initiale |
| Certification CPF photovoltaïque | 1 à 3 semaines | Aucun prérequis | Formation continue |
Les certifications génériques sur les « énergies renouvelables » sans mention explicite du photovoltaïque ont peu de l’intérêt aux yeux des recruteurs spécialisés. En revanche, les formations labellisées par la filière, notamment via l’INES (Institut national de l’énergie solaire), sont réellement valorisées lors des entretiens.
Salaires dans le photovoltaïque : ordres de grandeur et évolution de carrière
La rémunération varie significativement selon le poste, la région et la taille de l’entreprise. Les grilles internes restent rarement publiées, mais les tendances de fond se dégagent à partir des offres en circulation et des enquêtes de filière.
Les rémunérations en début de carrière
Un technicien photovoltaïque débutant perçoit généralement un salaire brut annuel entre 22 000 et 28 000 euros. Un ingénieur junior issu d’une école spécialisée démarre entre 32 000 et 40 000 euros, selon la localisation du poste et la spécialisation de l’entreprise.
Les perspectives d’évolution salariale
L’évolution dépend de la trajectoire choisie : se spécialiser sur le terrain (maintenance, audit de performance, exploitation d’actifs) ou basculer vers le développement et la direction de projets. La deuxième voie offre des packages sensiblement plus élevés dès quelques années d’expérience dans l’emploi photovoltaïque.
Les postes de chef de projet senior ou de directeur de développement atteignent fréquemment entre 50 000 et 70 000 euros bruts annuels dans les entreprises de taille intermédiaire. Les grandes utilities et les fonds d’investissement actifs dans les énergies renouvelables proposent parfois des conditions encore supérieures pour les profils confirmés avec plusieurs projets mis en service.
Les profils les plus recherchés dans le secteur
Quelques catégories concentrent à la fois les salaires les plus élevés et les taux de tension les plus importants sur le marché du recrutement en énergies renouvelables :
- Directeur de projets ENR : 55 000 – 80 000 € bruts annuels
- Responsable développement foncier solaire : 42 000 – 62 000 € bruts annuels
- Ingénieur d’études photovoltaïques : 36 000 – 55 000 € bruts annuels
- Chef de projet raccordement réseau : 40 000 – 58 000 € bruts annuels







